JANESICH - Lot 11

Lot 11
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Estimation :
10000 - 15000 EUR
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JANESICH - Lot 11
JANESICH Broche Art Déco diamants, par Janesich En platine (900), formant un arbre, le feuillage et les branches entièrement sertis de diamants de forme cerf-volant, baguettes, ovale et taille 8/8, monture en platine, poinçon français de platine (tête de chien), vers 1920, poids brut :11,76 grs. Signée Janesich et numérotée 11354 Poids total approximatif des diamants: An Art Déco diamond and platinum brooch, by Janesich Janesich, esprit libre S'il est une maison un peu mystérieuse et dont les histoires s'embrouillent régulièrement, c'est bien celle de Janesich. Les origines de celle-ci remontent à l'Autriche, plus précisément à Trieste (alors dans l'Empire austro-hongrois), en 1835, lorsque Leopoldo Janesich ouvre son atelier dans la « Vienne-sur-Mer », ainsi que l'on surnomme cette cité alors peuplée de nombreux cafés et de bâtiments somptueux. Le succès aidant, la maison grandit et ses créations dépassent le cadre de la petite ville, nouant des liens avec d'autres grandes villes européennes telles que Hanau, Vienne, Venise ou Milan. Avec l'aide de son fils Giovanni, la maison poursuit son expansion. À la fin du XIXe siècle, Giovanni dirige la maison avec ses deux fils, Giuseppe et Alberto, et ils s'ouvrent alors à l'Europe en implantant des bureaux dans différentes capitales, dont Paris, où la maison, installée au 22 rue Lafayette, apparaît pour la première fois dans les annuaires en 1896. Puis, dès 1900, Albert, ayant francisé son prénom, s'installe au 43 de la même rue comme négociant en diamants, perles et pierres fines. L'ouverture de la boutique au 19 rue de la Paix, en 1913, voit l'insculpation d'un premier poinçon de maître en octobre 1917, lequel sera modifié en 1924, lorsque naît la Société Janesich. Au sommet de sa gloire, l'entreprise fournit les Maisons de Savoie et d'Aoste. L'aventure parisienne s'interrompt avec la Seconde Guerre mondiale et la maison est officiellement liquidée en 1940. La suite de l'histoire recommence alors à s'écrire en Italie, à Trieste, où la maison est toujours présente et familiale. Travaillant pour les plus grandes familles bourgeoises et aristocratiques européennes, la maison produit une joaillerie d'une élégance rare et impose sa singularité aux côtés des autres grandes maisons de son temps telles que Van Cleef & Arpels, Lacloche, ou encore Tiffany et Cartier, qui encadrent alors la boutique de la rue de la Paix. Pierres gemmes magnifiques, émaux multicolores et diamants en cascade caractérisent les pièces produites par l'atelier. Point d'intérêt : si des poinçons de maître existent auprès des douanes françaises, de nombreux bijoux sont simplement numérotés et signés. La broche que nous présentons s'inscrit dans l'esthétique reconnaissable de la première moitié du XXe siècle, où les bijoux représentant des jardinières colorées et autres petits arbres en pots, tels que des cyprès ou des bonsaïs, apparaissent dès la fin des années 1910. Ils revisitent à la fois les bijoux dits Giardinetto du XVIIIe siècle, tout en déclinant également des motifs persans, indiens ou orientaux dans un joyeux mélange des genres initié par la maison Cartier au début du siècle, allant même jusqu'au sapin de Noël. Ce thème du panier de fleurs ou de la jardinière se décline et s'épanouit jusqu'au début des années 1930 dans de nombreux médiums : bijoux bien sûr, mais également papiers peints, tissus ou encore céramiques. C'est bien simple : dans les années 1920, la jardinière est partout ! Et celles qui contiennent des cyprès, et plus largement des conifères, bien que plus rares, sont particulièrement prisées. Cet arbre, symbole de liberté et d'immortalité, possède une élégance racée propre à séduire les joailliers. La maison Janesich ne s'y est pas trompée. Et c'est peut-être cela qui confère cette forme d'éternité aux joyaux pensés par cette dynastie de créateurs visionnaires. Janesich, a free spirit If there is one brand that remains somewhat of a mystery, with its history often shrouded in confusion, it is Janesich. Its origins date back to Austria, more specifically to Trieste (then part of the Austro-Hungarian Empire), in 1835, when Leopoldo Janesich opened his workshop in 'Vienna-by-the-Sea', as the city was nicknamed at the time, when it was dotted with numerous cafés and sumptuous buildings. With success came growth, and the company's creations spread beyond the small town, forging links with other major European cities such as Hanau, Vienna, Venice and Milan. With the help of his son Giovanni, the firm continued to expand. By the end of the 19th century, Giovanni was running the firm with his two sons, Giuseppe and Alberto, and they began to expand into Europe by establishing offices in various capitals, including Paris, where the firm, based at 22 Rue Lafayette, first appeared in the directories in 1896. Then, from 1900, Albert, having Frenchi
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